Sécurité & alarme

Sécurité, alarme et vidéosurveillance : le marché public en pleine professionnalisation

Sécurité, alarme et vidéosurveillance : le marché public en pleine professionnalisation

Les communes, hôpitaux, lycées et bailleurs sociaux investissent massivement dans la sécurité électronique de leurs bâtiments depuis 2018. La généralisation des plans de sécurisation (Vigipirate, plans particuliers de sécurité écoles) génère un volume continu de marchés à 30 k€ - 800 k€ HT, accessibles aux PME spécialisées.

Trois familles de marchés publics sécurité

1. Vidéoprotection / vidéosurveillance urbaine

Caméras en voirie, dans les bâtiments publics, sur les parkings. Marchés multi-sites typiques : 80-500 k€ HT pour une commune moyenne, 500 k€-2 M€ pour une métropole. Souvent procédure formalisée.

CPV 45312200 (Travaux d'installation d'alarmes anti-effraction), 35125300 (Caméras de surveillance).

2. Contrôle d'accès et anti-intrusion

Bâtiments administratifs, écoles, EHPAD : système d'accès par badge, vidéophonie, alarme intrusion. Marchés à 30-200 k€ HT par bâtiment, ou marché-cadre pluriannuel pour un patrimoine étendu.

CPV 35121000 (Équipements de sécurité), 42961100 (Systèmes de contrôle d'accès).

3. Maintenance préventive et corrective

Une fois les systèmes installés, les acheteurs publics signent des marchés annuels d'entretien : visites trimestrielles, intervention sur défaut, mise à jour firmware, vérifications réglementaires. Volume 15-80 k€ HT par an. Durée 2-4 ans.

C'est typiquement le format porteur pour une TPE qui veut s'installer durablement avec un acheteur récurrent.

Les qualifications qui font la différence

  • APSAD R81 (vidéosurveillance)
  • APSAD R82 (vidéoprotection IP)
  • APSAD R32 (alarme intrusion)
  • CNAPS (Conseil National des Activités Privées de Sécurité) — autorisation administrative obligatoire pour les marchés publics
  • Qualifelec courants faibles SF1/SF2/SF3

Si vous n'êtes pas APSAD, votre offre sera souvent éliminée à la candidature sur les marchés tertiaires sensibles (hôpitaux, écoles).

Le piège RGPD de la vidéosurveillance

La pose de caméras dans un bâtiment public déclenche systématiquement des obligations RGPD : - Information des personnes (panneaux d'information) - Déclaration CNIL (registre des traitements) - Durée de conservation limitée (typiquement 30 jours) - Droits d'accès et de rectification

Le DCE peut vous demander de fournir l'analyse d'impact RGPD et la politique de conservation. Si votre offre n'inclut pas ces livrables, vous êtes pénalisé sur la note technique.

L'obligation de privilégier la production européenne (depuis 2024)

Sur les marchés vidéosurveillance, certains acheteurs publics privilégient désormais les équipements de production européenne (suite à l'interdiction Hikvision/Dahua dans certains contextes sensibles). Si vous proposez des marques européennes (Bosch, Axis, Hanwha, Mobotix, Avigilon), mettez-le en avant dans le mémoire technique.

Configuration veille CPV

  • 45312000 à 45312200 (alarmes, sécurité électronique)
  • 35121000 à 35125300 (équipements de sécurité, caméras)
  • 35113000 (équipements de protection)
  • 42961000 (contrôle automatique)
  • 50343000 (Services de réparation d'équipements vidéo)
  • 79714000 (Services de surveillance)

Filtre textuel : "vidéo|alarme|sécurité|contrôle accès|intrusion|surveillance".


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